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Culture et Patrimoine

Histoire de Sargé-Lès-Le Mans

Le Blason

Découvrir > Histoire « La muraille exprime l’urbanisation. Le vert représente l’agriculture. Les deux chandeliers symbolisent les deux (?) prieurés. »

Territoire occupé depuis la préhistoire, le lieu dit Montjoie, semble-t-il d’origine celtique, est situé sur le tracé d’une voie reliant Le Mans à Evreux puis à Rouen.

Cerviacus (ancien nom de Sargé-lès-Le Mans), où Saint Julien fonde l’église au IVe s.

Appelé successivement Cerviacus, Cergeio, Cergeyo, Cergiaco, Cergaium en 1225, Sergeyo, vers 1330, Cergé et Sargé apparaissent. Puis « Sargé l’ancien lès-Le Mans » en 1669 et, vers 1710, le village prend son nom définitif de Sargé-lès-Le Mans.

L’église

Dès 1836 le docteur Étoc-Demazy (créateur de l’hôpital psychiatrique du Mans) avait repéré une pierre de sépulture. D’autres ont été découvertes lors de travaux sur la place de l’église en 1910 puis en 1970.  Ce sont des vestiges de l’ancien cimetière qui existait encore au XIVe siècle. Ces dalles ne peuvent être carolingiennes car les outils assez solides pour tailler et graver ce grès à Sabalites n’existaient pas. Seuls les religieux et les notables pouvaient prétendre avoir des pierres sculptées. L’une de ces pierres tombales, la plus récente, est gravée d’une croix latine pattée ou ancrée, l’autre d’une croix latine plus classique ainsi que d’une indication de métier : une feuille de boucher. La plus ancienne mesure très exactement « 6 pieds de long ». Lors de la construction du clocher, nombre de pierres ont été réemployées !

 

 

 

L’église Saint-Aubin des XI, XIV, XV I, XVIII et XIXe siècles.

Elle aurait été fondée au IVe siècle par saint Julien, premier évêque du Mans. Le chœur circulaire date de 1125, de même que l’ancien autel en calcaire coquiller déplacé, restauré et réutilisé.

Au pignon ouest, un clocher en grès du XIVe siècle est surmonté d’une flèche couverte en ardoise. On y retrouve de nombreux morceaux de pierres tombales.

La chapelle nord du transept date de 1556 tandis que la chapelle sud est de 1581. Sur ce même côté, «la porte des morts» s’ouvrait autrefois sur le cimetière. Elle est murée et remplacée par celle de la chapelle sud, face au retable.

 

 

Découvrir > Histoire Fin des grands travaux du curé Julien Morin quand il avait demandé à Étienne Doudieux de refaire le retable du XVIe siècle.

 

 

Les Fontenelles : L’aqueduc romain

Découvrir > Histoire

Du lieu dit « Les Fontenelles », du temps des romains, étaient captées plusieurs sources pour alimenter, grace à un aqueduc gallo-romain, la cité Cénomane (ancien nom du Mans).

C’est  aux Fontenelles sur la voie allant vers Le Mans, que les Romains ont capté et canalisé l’eau, dans un aqueduc,  à la fin du Ier ou plus probablement au début du IIe siècle après J.C.. Cet aqueduc alimentait en eau la grande ville, Vindunum (Le Mans). Les restes d’un mur-aqueduc large de 2,60 mètres, visibles il y a encore quelques années dans le lit du ruisseau, se poursuivaient sur plus de 10 mètres. Ces restes ont été presque totalement détruits lors de l’aménagement du chemin pour piétons. Les eaux s’épuraient en passant dans une suite de fossés puis s’engageaient dans l’aqueduc dont le mur a été visible quelques instants lors de fouilles, avant d’être inondé naturellement, et recouvert de remblai.

Manquant d’entretien lors des invasions du IVe au VIe siècle, l’aqueduc encombré est abandonné.

Les eaux canalisées s’écoulaient entre les courbes de niveau 73,04 et 70,16 mètres avec une pente de 0,68 millimètre par mètre et une vitesse d’écoulement de 0,80 m/s, soit un débit approximatif de 100 litres par seconde. Une faible pente empêchait l’érosion des parois et le dépôt de fines particules.

Un tronçon de l’aqueduc des Fontenelles, prélevé par les services municipaux de Coulaines (A.F.I.C., Association Formation Insertion Coulaines), dans le lotissement des « Coteaux de Gironde », est visible à l’Aquacasa (La Maison de l’eau) à Coulaines, rue du Cimetière, avec maquettes et explications, depuis le 15 novembre 1999, près de la « maison des chemins creux ».

Le cahier des doléances

Le 5 mars 1789, est rédigé le cahier de doléances de la paroisse de Sargé.

Il exprime le désir de voir l’enseignement se développer pour le peuple par l’école et le collège, que les ordres monastiques fort nombreux soient restreints à quatre […] que le superflu de ce qui est nécessaire pour leur subsistance soit employé au bien des paroisses comme aux fondations de maîtres et maîtresses d’école, que tous leurs fiefs et ceux de tous les ecclésistiques en général soient abolis. Sargé est très à l’avant-garde et l’alphabétisation de ses enfants s’installe bien avant les lois Guizot de 1833 qui imposent l’entretien d’une école primaire par commune.

Vignobles

Découvrir > Histoire À cette époque, sans être une région viticole, Sargé-lès-Le Mans compte un grand nombre d’habitants dotés du titre de vignerons, dans les actes notariés.

Le cadastre de 1810 (dit Napoléon), liste les parcelles appartenant à des « clos » : clos de Bourhazes, Mormont, Mortier, Maubouteille, Rosée …

 

Découvrir > Histoire Des bans ont été publiés par le maire  pour réglementer les vendanges en 1873, 1880, 1883 et le 8 octobre 1889 puis le 18 octobre 1891.

 

 

Les conflits armés : 

1870-1871 :Les armées françaises, prussiennes, puis à nouveau françaises, les divisions de Volontaires, Zouaves pontificaux, Mobiles, celles des généraux Jaurès, Colin, Chanzy, Gougeard, passent sur les terres communales, non sans laisser des traces profondes.

Les troupes du 2ème Corps s’établissent définitivement, au soir du 20 décembre 1870, sur le plateau de Sargé.

Au moment de la bataille du Mans, le général Gougeard qui commande les Zouaves pontificaux à Auvours, a son quartier général â Saint-Michel (ancienne Fouasserie).

1914-1918 : Loin du front, Sargé ne connaît pas de faits d’armes. Toutefois, la belle demeure de Saint-Michel sert d’hôpital militaire provisoire à la 4e Région Militaire.

En 1918, après les armées françaises, le général John Pershing commandant les armées américaines en France occupe le château de la Blanchardière.

1939-1944 :

En 1940, le château de la Blanchardière est occupé par les troupes allemandes  et le général Dollmann commandant de la VIIe armée. Ce dernier y fait construire un blockhaus en 1943. Il assure la défense de la Bretagne et de la Normandie jusqu’en 1944. Il est notamment responsable de la prévention d’une invasion alliée en zone occupée. Ses bureaux sont aux Mutuelles du Mans rue Chanzy.

Plusieurs groupes de  Sargéens ont été actifs.

En 1944, des résistants évitent la destruction de l’agglomération de Sargé.

Liste des Maires

AN VI (1797 – 1798) Julien GOUAULT, premier maire
AN XIII (1804 – 1805) Louis BROUTTEE, pendant quelques mois
AN XIII – 1812 Jean René HERISSON de VILLIERS
1812 – 1830 Jacques de la VINGTRIE
1830 – 1840 Auguste de la PORTE de la THEBAUDIERE
1840 – 1856 François GOUAULT
1856 – 1870 Laurent JOUSSET DESBERRIES
1870 – 1871 Abel Ernest VILLIERS de L’ISLE ADAM
1871 – 1874 Denis PINOT
1874 – 1876 Etienne COULON
1876 – 1900 Charles DELAHAYE
1900 – 1905 Charles CHAPRON
1905 – 1919 Eugène LETEROUIN
1919 – 1938 François LEVEAU
1938 – 1945 Louis MAUBOUSSIN
1945 – 1959 Gustave BLONDEAU
1959 – 1980 Roger CAFFIERI
1980 – 1989 Bernard BRUNEAU
1989 – 2001 Loïc MARTIN
2001 – 2008 Albert ROMANIER
2008 – 2010 Thierry DUJARDIN
2010 – … Marcel MORTREAU